Des pierres à imiter
Si les matières premières de la céramique (argiles et oxydes métalliques principalement) sont bien filles des énergies de la Terre, les pierres dures offrent également aux céramistes des formes, des couleurs et des textures que ces derniers parviennent à imiter de manière spectaculaire avec des couleurs réfractaires.
Le vert de la malachite inspire une aiguière à la manufacture anglaise de Minton ou des tasses à la fabrique limougeaude Chastagner. Les ennuagements de l’agate sont reproduits en verre ou en céramique tandis que l’obsidienne, une roche volcanique vitreuse invite à copier ses traces rouges « rubanées » dans l’émail.
Des pierres pour inventer
Souvent, l’intérêt des céramistes se porte moins sur l’aspect d’un minéral que sur la capacité de ce dernier à produire, une fois cuit, une couleur recherchée. Le fameux bleu « de grand feu » ou « de four » est par exemple obtenu grâce au cobalt. L’oxyde de cuivre, offre des variétés de rouge, de vert ou de violacé selon les atmosphères de cuisson. Le pourpre de Cassius, du nom du chimiste allemand Andreas Cassius (1605-1673) qui la mit au point, est un rose obtenu à partir d’un précipité d’or. Le Limougeaud François II Alluaud, passionné de minéralogie inventa un émail noir intégrant des roches noires de la famille des diorites.
