Anciens bureaux de la manufacture Royal Boch

Revenir à la carte du parcours urbain

Fin des années 1990, un projet de cinéma (qui sera abandonné) entraîne la démolition des grands bureaux érigés en 1948-49. Ceux-ci intégraient des décors muraux en faïence de style Art Déco créés par l’un des principaux artistes de la faïencerie, Raymond-Henri Chevallier (1900-1959). Français, ce dernier avait fait ses armes aux faïenceries de Longwy. Il restera attaché à la faïencerie louviéroise de 1937 à 1954. Beaucoup moins connu que Charles Catteau, Chevallier a néanmoins développé une œuvre de valeur. Il remettra à l’ordre du jour la création de décors muraux de grande ampleur, ancienne spécialité de la faïencerie abandonnée durant l’Entre-deux guerres.

Deux exemplaires de ces décors des bureaux sont aujourd'hui conservés et présentés au Centre Keramis. L'une d'elle, rachetée par le Musée royal de Mariemont, présente une allégorie masculine de la terre sur fond de paysage industriel. Un Prométhée jaillissant d’un brasier, tient, posée sur la paume de sa main, une création de l’époque. Une composition jumelle sur le thème de la terre figurait une Gaïa, plantée au milieu d’une nature luxuriante, appuyée sur une mappemonde et tenant un vase de la main gauche. Cette seconde œuvre avait été vendue au moment de la démolition du bâtiment. Rachetée en mai 2012 par la Communauté française, elle est aujourd'hui en dépôt au Centre.

Localisation : croisement rue Sylvain Guyaux et rue Keramis, 7100 La Louvière

Suite du parcours urbain : La demeure d'un ancien ingénieur de Boch, rue Keramis

Revenir à la carte du parcours urbain