Le "Scribble" de Michel François

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Foisonnant gribouillis en cuivre peint de sept mètres de haut, le Scribble de Michel François a fleuri dans la première zone de détente, dans le bas du boulevard Mairaux. Posée sur un socle de béton circulaire, la pièce se détache légèrement de l’alignement des arbres jalonnant le boulevard, comme pour leur donner une traduction sculpturale. 

Cette forme est inspirée de ces dessins spontanés appelés « scribbles » (« scarabocchi » en italien), fouillis de traits anarchiques griffonnés sur le papier pour tester bics ou crayons. Collectés par Michel François sur la planète entière, ces graphismes évoquent pour lui une forme de gestuelle primordiale, un « non sens international » qui n’est ni dessin, ni écriture, mais une amorce de langage de l’ordre de la pulsion vitale.

                     

Ces « scarabocchi » ont récemment donné lieu à des transpositions monumentales en trois dimensions : des volumes conçus à partir de tubes en aluminium et PVC recouverts de bandelettes de plâtre articulés en modules puis associés librement. Ce sont les mêmes principes de montage, cette fois à partir de tubes de cuivre, qui ont été appliqués au Scribble de La Louvière, première apparition de cette forme dans l’espace public. L’environnement arboré donne une dimension nouvelle à la démarche qui, dans la ville, fait écho à l’énergie vitale de la croissance végétale. Une libre arborescence à mi-chemin entre le « chaos » de la nature et « l’ordre » de la cité.

Laurent Courtens, historien de l’art, L’iselp.

Localisation : Boulevard Mairaux, 7100 La Louvière

Suite du parcours : Rue du Parc

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