Charlotte Coquen. Tout à l'horizontal

Charlotte Coquen. Tout à l’horizontal

Résidence d’artiste #1

Exposition du 04 février 2018 au 08 avril 2018

 

AUTOUR DE L'EXPOSITION

Retrouvez le programme de toutes nos activités ici.

 

Visite en images de l'exposition grâce à Antenne Centre

Interview de Charlotte Coquen par Antenne Centre

La vidéo réalisée par la Présidente du CA de Keramis

L'invitation, émission télé de la RTBF à revoir sur Auvio

Visite en images et en musique grâce à Qltur fm

 

Musée et espace de création, Keramis dispose d’un atelier de céramique et d’une résidence d’artiste. Outre le développement de projets de designers, c’est la première fois qu’une jeune céramiste est invitée dans un cadre défini. Charlotte Coquen a travaillé entre août et septembre 2017 à Keramis et le résultat à découvrir dans l’exposition « Tout à l’horizontal », est au-delà de nos espérances.

Le financement des résidences d’artistes à Keramis est le projet que la jeune association des amis du musée kerAMIS a décidé de soutenir. La résidence d’artiste à Keramis offre la possibilité de s’extraire de son quotidien pour travailler environ sept semaines au sein du centre. L’artiste est logé, dispose d’un per diem, d’un budget d’achat de matières premières et d’un encadrement spécifique par l’équipe technique de Keramis, tant pour la réalisation d’une ou plusieurs œuvres que pour la conception et la mise en place d’une exposition. En contrepartie, l’artiste cède une pièce qui entre dans la collection du musée et preste une journée de workshop durant son séjour.

En option, si l’artiste se montre intéressé, Keramis lui propose de réaliser, en coédition avec Bruno Robbe, lithographe à Frameries, une édition d’estampes en lien avec les pièces réalisées dans l’atelier de céramique. Keramis est très attaché à l’image imprimée, non seulement par la présence à La Louvière de son partenaire privilégié, le Centre de la Gravure et de l’Image Imprimée de la Fédération Wallonie-Bruxelles mais, plus fondamentalement, parce que l’impression de décors par transfert à partir de plaques de cuivre d’abord, de pierres lithographiques ensuite, est indissociable de la production industrielle de vaisselle de table chez Boch Frères dès les années 1840. Céramique et image imprimée formaient un beau duo que nous voulions à nouveau réunir dans le cadre de cette résidence. La gymnastique consistant à passer d’un medium à un autre, au départ d’une même idée fondatrice, est extrêmement stimulante pour l’artiste. Charlotte Coquen a relevé le défi avec une étonnante facilité. Deux séries ont été produites en miroir des céramiques réalisées. Bruno Robbe s’est pris au jeu de l’expérimentation. Inspiré par une collaboration avec le remarquable Musée de l’Image à Epinal, il a proposé à Charlotte Coquen un travail au pochoir pour la série « Chez Prosper Tagada ». Pour celle intitulée « Ater / Niger », Bruno Robbe a superposé des motifs de chats en déplaçant la feuille de papier sur la pierre, Charlotte Coquen rehaussant ensuite l’ensemble du tirage à l’écoline. Chaque estampe des deux séries est donc unique, ce qui rappelle par ailleurs que « l’unique en série » était une spécialité de la production de faïences Boch à l’âge d’or de l’Art Déco.

Particulièrement prolixe, Charlotte Coquen présente trois oeuvres réalisées durant sa résidence à Keramis :  « Tagada », « Toute ressemblance… ne saurait être que fortuite » et « La grande bouffe ».

Avec Charlotte Coquen, n’appelons plus un chat un chat, ne nous contentons pas de l’apparence des choses, cherchons au-delà de ce que les images nous disent pour ce qu’insidieusement et inconsciemment elles nous transmettent. Elle nous pousse déjà dans cet exercice avec le titre, lui-même énigmatique, de son exposition « Tout à l’horizontal ». Ce titre provient d’une chanson d’Alain Bashung dont la dimension dans la phrase complète est presque nietzschéenne : « Tout à l’horizontal nos envies, nos amours, nos héros ». L’horizontale dont il est question ici, amputée au passage d’un « e », renvoie au déchu, au caduque, à l’illusion du bonheur et à la dimension éphémère de celui-ci.

Le catalogue de l'exposition est disponible à la boutique de Keramis.

À découvrir de toute urgence à Keramis entre le 4 février et le 8 avril 2018.