Fanny Liberek expose pour Keramis

Entre réel et irréel, Fanny Liberek produit une série qui cherche à provoquer une «autre» perception. Dans ce travail, l'association d'éléments inanimés et animés permet à ses pièces de prendre vie dans un corps à corps où lignes et muscles se confondent. Elle présente des théières et des tasses où ses différentes études ne se définissent plus en tant qu'objet unique, mais comme une lignée d'Êtres (Constance LAMBIEL)

Ce qui est perturbant dans l'oeuvre de Fanny Liberek tient de sa capacité à user correctement d'une forme de décalage. Elle se situe avec pertinence dans un discours critique sur le rapport forme-fonction et la charge affective qui nous lie aux formes et aux usages.

Ici, une théière baroque vit une mutation. Deux univers, celui de la porcelaine et l'art équestre, tellement représentatifs de l'Ancien Régime, se télescopent. C'est un choc d'image d'autant plus saisissant qu'il touche ici des formes réelles, des objets du quotidien. Cette série résulte d'un post-diplôme obtenu à la Haute École d'Art et de Design de Genève. Elle a été montrée à Bruxelles en 2010 dans une exposition intitulée «Dis-moi ce que tu manges» organisée dans le cadre du réseau ECART (European Ceramic Art & Research Team) initié par l'ESAPV-La Cambre, la Villa Arson (École Supérieure d'art de Nice), l'École Nationale Supérieure d'Art de Limoges et d'Aubusson, l'École Supérieure d'Arts Plastiques de la Ville de Monaco et la Haute école d'art et de design (HEAD) à Genève.

 

Quelques oeuvres exposées

Photographies Raphael Rehm.