Rue du Parc

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Avec les actuelles rues Arthur Warocqué, Paul Pastur, Omer Lefèvre, Rêve d’Or, Jules Destrée et Alfred Moitroux, la rue du Parc est des plus riches sur le plan patrimonial.

En 1895, la commune de La Louvière (devenue ville en 1984) développe un nouveau quartier autour d’un parc communal. Cette initiative immobilière est le fait de Raoul Warocqué qui avait hérité de terrains d’une grand-tante et qui, en faisant don du parc à la ville, valorise les terrains alentours et leur apporte une plus-value. A La Louvière, le quartier du parc apparaît alors comme un havre dans cette jeune ville industrielle. Ce quartier va attirer non seulement des employés et artistes de la faïencerie mais aussi tout ce que la jeune cité compte de nouveaux riches.

Très touché par le bombardement de la ville en 1944, on y trouve de remarquables édifices reconstruits  ou restaurés après la guerre. Elle livre un beau panel de l’architecture bourgeoise de la fin des années 1900 aux années 1950.

Paul Jean-Louis Herinckx, l’un des derniers directeurs de la faïencerie, s’installa dans une imposante maison du quartier du parc (architecte Blampain, 1946), typique de l’architecture de l’immédiat Après-guerre.

Des artisans d’art de la faïencerie dont les célèbres Emile Diffloth, Henri et Célestin Heemskerk ou Charles Catteau, s’y installeront. Malgré quelques immeubles à appartements, des ensembles complets nous replongent dans le climat de l’architecture des années 1900. Par exemple, les quelques maisons du tronçon de la rue du Parc, bordant celui-ci, possèdent toutes des sgraffites, éléments décoratifs typiques de ces années. Il s’agit parfois de simples impostes décorées mais aussi de compositions remarquables.

Au n°89, malheureusement sablée avec trop d’énergie, on retrouve une remarquable allégorie de la rencontre entre l’art et l’industrie, œuvre de C. Brutout sur un édifice de  l’architecte Drailly.

                   

Les architectes des années 1930-1940, comme ce fut le cas des artisans d’art des verreries et faïenceries locales, réalisent une synthèse parfois originale des courants Art Déco et Moderniste. Ce fut une période assez riche pour l’architecture en Wallonie. Le gabarit d’une baie ou des éléments décoratifs suffisent parfois à donner un ton Art Déco.

Ainsi, rue du parc n°59, portes et baies d’une habitation de taille modeste sont décorées de remarquables ferronneries Art Déco.

Localisation : Rue du Parc, 7100 La Louvière

Suite du parcours : Rue Warocqué

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