La famille Heemskerk

En 1864-1866, les premiers Hollandais (de Delft et Maastricht) arrivent à La Louvière, attirés par le développement des entreprises locales, le besoin de peintres pour reproduire sinon interpréter les œuvres du passé et, a fortiori, un salaire attractif. Ce serait le graveur Charles Mouzin qui aurait suggéré à Victor Boch cet appel de main-d’œuvre étrangère.

Ces créateurs vont révolutionner la gamme de l’entreprise en réintroduisant les décors peints à la main. On parlera dès lors de «Chambre des peintres de Delft». Comme pour les grès fins progressivement abandonnés, les «Delft » constituent un dédoublement de la gamme. Comme la production de vaisselle est simplifiée par une mécanisation accrue, ces objets beaucoup plus artistiques -que l’on qualifiera un peu plus tard d’articles de fantaisie- font leur apparition. Cette bipolarisation, connue par ailleurs dans d’autres industries d’art, répond davantage aux besoins d’une clientèle bourgeoise fortunée qu’à une volonté de réintroduire l’art dans la production industrielle.

Les premiers peintres hollandais appartiennent à la même famille: les Heemskerk. Cette famille nourrit l’entreprise de peintres sur faïence durant des décennies. Johannes Baptistus (1821-1880) arriva de Masstricht en 1870 avec son épouse et ses cinq enfants: Karel Johannes, Jan Antonius, Hendrikus Johannes, Marie Margaritha et Hélena.

Les différents Heemskerk actifs dans la faïencerie :